À la recherche des imaginaires algorithmiques

La manière dont on se représente les algorithmes influence la façon dont on les utilise.

Dans un ouvrage collectif paru plus tôt cette année, la professeure du Département de communication sociale et publique Florence Millerand se penchait sur la «datafication» de la société, c’est-à-dire l’omniprésence des données dans notre quotidien. «Il y a une doxa à l’effet que plus il y a de données, mieux la société se porte», analyse la chercheuse, codirectrice du Laboratoire sur la communication et le numérique (LabCMO).

Cela se vérifie, selon elle, tant sur le plan individuel – pensons aux bracelets connectés – que collectif. «On affirme, par exemple, que les données ouvertes favorisent les bonnes relations entre les citoyens et leur municipalité, ou encore que les données récoltées en entreprise permettent de prendre de meilleures décisions stratégiques», illustre-t-elle.

Dans le cadre d’un nouveau projet de recherche financé par le CRSH, Florence Millerand et ses collègues Guillaume Latzko-Toth, de l’Université Laval, codirecteur du LabCMO, et Claudine Bonneau, de l’ESG UQAM, s’intéressent cette fois aux algorithmes. «L’objectif est de comprendre la place qu’occupent les algorithmes dans notre société à travers ce qu’on nomme les imaginaires algorithmiques», précise celle qui dirige également le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST).

La notion d’imaginaires algorithmiques, apparue en 2017, réfère à la manière dont on comprend le fonctionnement des algorithmes, mais aussi à la manière dont on pense qu’ils devraient fonctionner, ou même à la façon dont on imagine leur impact sur la société.

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